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DIABETE

Il existe 3 types de diabète : le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Dans les trois cas, sans traitement, le taux de sucre (= glycémie) s’élève dans le sang.
Le diabète de type 1 est un diabète touchant plutôt les personnes jeunes. Il est dû à la destruction des cellules du pancréas produisant l’insuline.
Le diabète de type 2 apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans. Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules.
Le diabète gestationnel est un diabète survenant uniquement pendant la grossesse. Les femmes qui en souffrent sont par la suite à plus haut risque de diabète de type 2.

Diabète de type 1

Le diabète en chiffres

  • On compte plus de 100 millions de diabétiques à travers le monde.
  • 2,8 % de la population adulte en est atteinte.
  • Les pays asiatiques ont un faible taux de diabétiques.
  • A l’inverse, le continent américain est l’un des plus touchés, avec un taux avoisinant les 20% de personnes atteintes de diabète.

Index glycémique et régimes faibles en glucides en cas de diabète de type 2

Lorsqu’on est atteint de diabète de type 2, le principal objectif nutritionnel est la perte de poids en proposant une alimentation hypocalorique. Et c’est la voie royale pour beaucoup de professionnels de santé. Mais aujourd’hui, tout un panel de régimes faibles en glucides font couler beaucoup d’encre et prétendent être plus efficaces sur la perte de poids mais également sur la normalisation de la glycémie. Que faut-il penser de ces approches non conventionnelles, sujettes à polémique, chez le diabétique de type 2 ?

La prescription classique

La prescription classique

Article rédigé par Catherine Conan, diététicienne

Depuis des années, afin de préserver les personnes atteintes de diabète de type 2 des complications vasculaires et des variations de glycémie, beaucoup de professionnels de santé adoptaient classiquement un régime hypocalorique parfois sévère (portant surtout sur la réduction des graisses et conduisant alors à une plus grande consommation de glucides) se traduisant par la non observance du régime donc à un échec. Pour obtenir des résultats et couvrir les besoins nutritionnels, il est préférable d’envisager des corrections ciblées plutôt que la mise en place d’un régime draconien, comme par exemple l’arrêt du grignotage, la réduction de boissons sucrées et la préconisation d’une activité physique. L’objectif est d’obtenir une réduction pondérale couplée à de bonnes habitudes alimentaires. L’alimentation doit être équilibrée quantitativement mais aussi qualitativement. Mais ces recommandations nutritionnelles sont-elles suffisantes pour obtenir une perte de poids conséquente ? Faut-il dépasser ces notions ?

Qu’est-ce qu’un régime pauvres en glucides ?

Aujourd’hui, devant les difficultés à obtenir une perte de poids significative chez les patients atteints de diabète de type 2, de nouvelles études mettent en avant la réussite de la mise en place des régimes pauvre en glucides au détriment des régimes pauvres en graisses. En quoi consistent-ils ? Sont-ils réellement efficaces ?

Ces régimes consistent à mettre en place une alimentation pauvre en glucides (25% de l’apport calorique total contre 50 à 55 % dans le cas d’une alimentation équilibrée ou dans le cas d’un régime pauvres en graisses), riche en protéines couplée à un programme d’activité physique. On obtient alors une amélioration de la glycémie et en particulier de la glycémie postprandiale (après les repas), des triglycérides sanguins, une diminution de la tension artérielle et la fonction diastolique du ventricule gauche se normalise1. Sans oublier que la prise de médicaments antidiabétiques accompagnant traditionnellement le régime est allégée sans incidence particulière sur la glycémie !

Cependant, ces régimes ont leurs limites puisque la perte de poids n’est pas plus importante que dans le cas d’un régime pauvre en graisses et des risques de carences nutritionnelles ne peuvent être ignorés. Par conséquent, des études complémentaires s’avèrent nécessaires. Mais quels sont ces régimes

 

Les traitements du diabète de types

En France, près de 5% de la population, soit 2,7 millions de personnes, suivent un traitement contre le diabète de type 2. Au Canada, il s’agit de 6% de la population. Le nombre de médicaments ne cesse d’augmenter et les ordonnances sont de plus en plus complexes… Le point pour ne pas se perdre et devenir acteur de son traitement.

Diabète de type 2 : la valse des traitements

Diabète de type 2 : la valse des traitements

De nombreuses classes de médicaments existent pour faire baisser la glycémie en cas de diabète de type 2. Toutes ont différents modes d’action et différentes indications.

On recense :

– Les médicaments qui stimulent l’action de l’insuline dont la metformine (et les glitazones, maintenant interdites en France et sous haute surveillance au Québec)
– Les médicaments permettant d’augmenter la sécrétion d’insuline (glinides, sulfamides hypoglycémiants)
– Les médicaments qui inhibent des molécules appelées alphaglucosidases (l’acarbose et le miglitol)
– Les incrétinomimétiques, des médicaments plus récents
– Et enfin, dans certains cas, les injections d’insuline

Vous avez du mal à vous repérer ? Rassurez-vous, même les médecins s’y perdent un peu, tant il y a de médicaments et de marques disponibles. Les recommandations de traitement, éditées en France par la Haute Autorité de Santé, au Québec par Santé Canada, en Europe et dans le monde par diverses sociétés savantes, récapitulent, pour les médecins, la marche à suivre face à un diabète de type 2. Il est utile de connaître ces recommandations dans les grandes lignes pour pouvoir devenir acteur de son traitement et suivre l’évolution de son diabète en comprenant ce qui se passe…

Diabète débutant

Vous venez d’être diagnostiqué ? Le médecin va vous demander de suivre certaines mesures « hygiéno-diététiques » qui peuvent aider à faire baisser la glycémie, en permettant une perte de poids et une meilleure alimentation. Dans la majorité des cas, il sera tout de même nécessaire de suivre un traitement à base de metformine, sous forme de comprimés ou de poudre.

L’escalade du traitement

Le diabète continue d’évoluer tout au long de la vie. Les traitements qui sont efficaces au début peuvent devenir insuffisants au bout de quelques années, voire de quelques mois. Il est alors nécessaire dde varier ou d’augmenter les médicaments. Si la metformine ne suffit pas à faire baisser la glycémie de façon satisfaisante, un second traitement y sera associé (au choix parmi les différentes options). On parlera alors de « bithérapie ». Plusieurs marques offrent des médicaments combinant deux molécules dans un seul comprimé, ce qui permet de limiter le nombre de pilules à avaler.

En cas d’échec de la bithérapie… Place à la trithérapie ! Celle-ci fait appel à la metformine et à deux autres médicaments. Si la trithérapie ne suffit pas, il faudra passer aux injections d’insuline, comme dans le traitement du diabète de type 1.

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